Un bar des sciences exceptionnel en visio-conférence avec la Maison des Métallos à Paris et le Dôme de la science et de l’innovation du laboratoire du CERN à Genève. Avec David Polarski , spécialiste du Big Bang Professeur UM2 et Gilbert MOULTAKA, physicien théoricien, chargé de recherche au CNRS
Un grand collisionneur de hadrons (LHC pour les connaisseurs), qu’est ce que c’est ? Tout simplement un accélérateur de protons, mais en même temps la plus grande et la plus complexe machine du monde… Un vieux rêve qui devient réalité ? Une machine à étudier l’intimité de la matière ?
- Freddy VINET - Gester (Gestion des Sociétés, des Territoires et des Risques) (UM3) Professeur de géographie.
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Christophe BOUVIER - Laboratoire HSM, (UM1-UM2-CNRS-IRD) - Hydrologue - Directeur de Recherche.
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Laurent DEZILEAU – Géosciences Montpellier (CNRS-UM2) - Maître de Conférences UM2
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Michel DEBLAIZE - Agence de l’Eau Languedoc-Roussillon - Délégué Régional
- Cécile RETAILLEAU, Chef du Service Hydraulique et Barrages Départementaux
Des crues torrentielles qui mettent en danger les biens et les personnes en passant par les tempêtes qui modifient nos cotes et fragilisent l’équilibre de nos lagunes, notre région est riche en évènements catastrophiques liés à l’eau. Mais l’eau est aussi source de vie, elle est dans les sociétés d'abondance comme la France, un produit de l'économie et un élément majeur de l'environnement. La multiplicité de ses usages fait de l'eau une ressource fondamentale des activités humaines et sa gestion fait l’objet d'une surveillance permanente par les collectivités locales et les États.
Ce bar des sciences sera l’occasion d’échanger sur l’actualité à propos de l'eau et l'environnement, sous les aspects mémoire, ressource, gestion, économie et risque.
Organisé par la mission Sciences/culture de l'Université Montpellier 2
Biocarburants : manger ou conduire, faut-il choisir ?
Introduction du Bar
" Le monde de demain"
par Radio Nova
- Marc ARGUILLAT : Chargé de mission à l’ADEME, Délégation Régionale Languedoc-Roussillon - Eric DUBREUCQ : Professeur de Biotechnologie microbienne et enzymatique à Montpellier SupAgro,
Unité Mixte de Recherche Ingénierie des Agropolymères et Technologies Emergentes - Céline PASCUAL-ESPUNY : Docteur en Sciences de l’information et de la communication, Professeur à Montpellier Sup de Co
- Gilles VAITILINGOM: Energéticien, Chercheur au Cirad, Unité de Recherche Biomasse Energie - Sophie THOYER : Professeur d’Environnement et Economie Agricole à Montpellier SupAgro.
Directrice du département de développement économique, social et des sciences de la gestion
Les ressources fossiles que la Planète a mis des millions d’années à accumuler sont aujourd’hui en voie d’épuisement. Ainsi, le pétrole, le gaz et le charbon sont des ressources limitées et leur consommation dans nos sociétés ne cesse de croitre ; elle a été multipliée par 4 pendant les 50 dernières années ! L’utilisation de ces ressources libère du CO2, gaz à effet de serre responsable de l’élévation des températures de notre Planète : + 0,6°C au XXème siècle selon le GIEC, et la tendance s’accélère. Le secteur des transports est critique dans la mesure où il produit plus de 40% du CO2 en France et dépend à 97% du pétrole. Au-delà de la problématique de disponibilité, le prix des ressources pétrolières augmente considérablement.
La bioénergie est produite à partir de la biomasse. Elle est utilisée pour les transports, le chauffage ou la production d’électricité. Dans le cas particulier des biocarburants liquides destinés aux transports, d’importants programmes ont été lancés au Brésil à la fin des années 1970, et plus récemment aux Etats-Unis et au sein de l’Union Européenne. Aux Etats-Unis, ils concernent principalement le maïs, utilisé pour produire de l’éthanol. En Europe, ce sont le colza, la betterave à sucre et le maïs qui servent à produire les biocarburants de première génération. Les biocarburants de deuxième génération, fabriqués à partir de substrats lignocellulosiques, devraient être disponibles dans le futur.
Les biocarburants sont-ils réellement une alternative aux carburants fossiles ? Remplaceront-ils complètement les carburants fossiles dans le futur ? N’engendrent-ils pas de compétition avec les cultures alimentaires ? Dans quelle mesure les biocarburants sont-ils écologiques ?
Thème préparé par le Dr Sylvain CAILLOL , Ingénieur Recherche CNRS, Délégué Général Chaire ChemSuD - www.enscm.fr/ChemSuD.htm
- Léon Dirick : chercheur en biologie cellulaire à l'Institut de génétique moléculaire de Montpellier,CNR - Hélène FANTON : Médecin généraliste, Juvignac - Michel RAYMOND : Chercheur en biologie évolutive humaine à l’Institut des Sciences de l’Evolution, CNRS-UM2 Montpellier.
Auteur de Cro-Magnon toi-même, petit guide darwinien de la vie quotidienne (seuil, 2008) - François RENAUD : Chercheur en Parasitologie évolutive, CNRS-IRD Montpellier
Notre corps, construit par le processus de sélection naturelle, n’est pas parfait, mais rassurez-vous, il s’agit d’un très bon compromis entre de nombreuses exigences (résistance aux agressions extérieures, longévité, métabolisme général, …). Au regard de l’évolution, le but ultime des organismes est centré sur la reproduction.
La médecine, en cherchant à améliorer des caractéristiques qui n’ont pas été directement optimisées (comme la longévité), a certainement beaucoup à apprendre des processus évolutifs qui sont intervenus dans l’élaboration progressive de notre organisme.
Un pathogène (virus, bactérie) qui nous envahit doit utiliser des stratégies subtiles. En réponse, l’organisme va élaborer des mécanismes de défense. Lors de ces attaques et contre-attaques, on voit apparaître des symptômes (fièvre, éternuements, diarrhée, …) qui peuvent être soit attribués à la défense de l’organisme, soit provoquées directement par le virus. Un regard prenant en compte la biologie de l’évolution (et donc le point de vue du parasite), est indispensable pour pouvoir agir au mieux sur la maladie.
Prendre en compte les interactions entre les gènes, les individus et les espèces permet de mieux comprendre les forces de sélection qui ont façonnés les êtres vivants.
Pourquoi nos organismes sont-ils sujets à certaines infections ou maladies génétiques ? A quoi servent les dents de sagesse ? Comment expliquer le phénomène de résistance aux antibiotiques ? Pourquoi nos organismes deviennent-ils moins performants avec l’âge ? L’évolution peut-elle expliquer l’obésité, l’hypertension ou le diabète ?
- Claudine Berr, directrice de recherche Inserm (unité Pathologies du système nerveux), responsable de l’équipe Epidémiologie et clinique des
maladies neurodégénératives. - Denis Brouillet, professeur de psychologie cognitive à l’Université Montpellier 3, directeur du laboratoire de la mémoire et de la cognition.
- Pr Claude Jeandel, médecin gérontologue au CHU de Montpellier, praticien responsable du Pôle de Gérontologie - Jean-Marc Lemaitre, chargé de recherche Inserm à l’Institut de génomique fonctionnelle, responsable de l’équipe Plasticité du génome et vieillissement cellulaire
Processus complexe, lent, progressif, le vieillissement est un phénomène universel et à la fois très personnel qui mêle des composantes biologiques, psychiques et sociales. Son approche a évolué au cours de l’histoire. Au moyen-âge, 40 ans représentaient déjà un âge avancé. Au début du XXème siècle, les principales incapacités liées à l'âge se concentraient plutôt au-delà de 60 ans. Aujourd’hui elles se sont déplacées vers 75 ou 80 ans et les questions de la prise en charge et de la place des personnes âgées dans notre société deviennent prépondérantes. Vieillir reste une expérience singulière pour chacun d’entre nous et de fortes disparités existent en fonction de notre environnement, de notre psychologie et de notre génome.
Les progrès médicaux repoussent toujours plus loin notre résistance au temps qui passe : manger plus de fruits et légumes, faire travailler son cerveau, remplacer une articulation défectueuse et les chercheurs parviennent aujourd’hui à comprendre certains phénomènes génétiques, cellulaires ou environnementaux du vieillissement.
Mais quel âge a-t-on vraiment : l’âge de son corps, de ses artères, de son cerveau, de ses muscles, de ses cellules ou de ses gènes ? Si un jour les scientifiques nous permettaient de réparer toutes les parties de notre corps, continuerions-nous à vieillir ? Comment définir le vieillissement : perte de capacité, perte d’autonomie, retrait de la vie active professionnelle, retrait de la vie sociale ?
- Rémi AUVERGNE : Maître de Conférences à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier -
expertise en chimie verte, recyclage des matériaux - Hélène FULCRAND, Directeur de Recherches à l’INRA – expertise en valorisation de déchets d’agroressources - Loïc LE BLEVEC: Chargé d’Affaires à GIRUS - expertise dans le traitement des déchets, de l’eau, la méthanisation - Jean-Pierre PARISI : Docteur en Sciences, Directeur de ALBA CONSEIL ENVIRONNEMENT
expertise en environnement, recyclage, traitement des déchets dangereux - Stéphane SARRADE: Docteur en Sciences, Directeur de Département au CEA - expertise en valorisation chimique ou énergétique des déchets
Les ressources fossiles que la Planète a mis des millions d’années à accumuler sont aujourd’hui en voie d’épuisement. Ainsi, le pétrole, le gaz et le charbon sont des ressources limitées et leur consommation dans nos sociétés s’accélère ; elle a été multipliée par 4 pendant les 50 dernières années ! De plus la population mondiale est en croissance (nous serons 3 milliards de plus dans 40 ans) et son niveau de consommation (énergie, biens de consommation…) augmente inexorablement. Les volumes de déchets sont également en expansion sur toute la planète. En France, chacun d’entre nous produit chaque année près de 400kg de déchets ménagers, dont la moitié est incinérée, l’autre moitié est stockée en décharge, dans lesquels nous retrouvons 100 milliards d’emballages. Et nous produisons collectivement en France près de 900 millions de tonnes de déchets chaque année.
Le tri sélectif des déchets ménagers est désormais bien organisé, mais de nombreuses règlementations européennes ont vu le jour pour réduire les émissions de déchets dangereux et inciter au recyclage : filière sélective des déchets d’équipements électriques et électroniques, recyclage des déchets d’emballage, recyclage des véhicules en fin de vie…
Au-delà de la problématique de disponibilité pour le stockage de nos déchets, la réduction et la valorisation de nos déchets sont des enjeux considérables : réduction des déchets pour réduire la consommation de nos ressources fossiles, vouées à disparaître ; éco-conception des produits pour limiter les déchets ultime et réutiliser au maximum.
Mais demain, nos déchets ne deviendront-ils pas un gisement à exploiter ? Pourra-t-on produire des carburants à partir de déchets ? Le recyclage est-il toujours écologique ? Le déchet le plus simple à recycler n’est-il pas celui que l’on ne produit pas ?
Thème préparé par Dr Sylvain CAILLOL, Ingénieur Recherche CNRS, Délégué Général Chaire ChemSuD - http://www.enscm.fr/ChemSuD.htm
- Fabrice Feinstein, Professeur de Physique à l’Université Montpellier 2, LPTA* CNRS-UM2 - Edmond Giraud, Astronome à l’Observatoire de Marseille, LPTA* CNRS-UM2 - Fabrice Martins, Chargé de Recherches au CNRS, GRAAL** CNRS-UM2 - Denis Puy, professeur à l’Université Montpellier 2, GRAAL** CNRS-UM2
* Laboratoire de Physique Théorique et Astroparticules** Groupe de Recherche en Astronomie et Astrophysique du Languedoc
D
epuis des milliers d’années, le ciel et l’Univers sont des objets de fascination pour les hommes. Longtemps scindées en de nombreusesbranches comme l’astronomie, l’astrophysique et la cosmologie, les sciences de l’Univers forment désormais un continuum observationnel et théorique en constante évolution. Ces recherches explorent l’Univers de manière précise à toutes les échelles de temps, de distance et d’énergie: depuis les particules élémentaires jusqu’au Big Bang.
Le Big Bang et les phénomènes les plus violents dans l’Univers sont reliés dans une description continue aux grandes structures. On traque ainsi la mystérieuse énergie noire autant dans les (super-) amas de galaxies que dans les particules élémentaires.
Peut-on observer le Big Bang ? A quoi ressemblent les planètes extrasolaires ? Quels sont les phénomènes les plus violents de l’Univers ? Existe-t-il des galaxies d’anti-matière ? Quelles sont les preuves de l’existence des trous noirs ? Comment naissent les étoiles et les galaxies ? A quoi ressemblaient les premiers instants de l’Univers ?
Thème préparé par Alain Falvard, directeur de recherche au LPTA CNRS-UM2
Maladies sans frontières ? (45 min.)
Les vins du futur (45 min.)
Naturellement chimique ? (52 min.)
Eco-logis, habitat durable ? (49 min.)
De l'or noir à l'or vert (48 min.)
Dépendances, désirs, plaisirs (1h 43min.)
Montage : Radio Aviva
Générique : enregistrement au studio de Radio Aviva
conception originale : Luc MARKIW (IRD)
Le Bar des Sciences : Le Baloard - 21 boulevard Louis Blanc - 34000 Montpellier
- www.baloard.com- tram : Louis Blanc (Ligne 1) ou Corum (Ligne 1 et 2)