Programme Averroès
L’expérience Averroès |
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Iliasse El Badaoui, 26 ans Photo DR
Point de départ : Tétouan (Maroc)
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« Implanter les énergies renouvelables au Maghreb »
Un diplôme marocain / européen : de quoi être repéré au retour par les entreprises qui recrutent ! Projet de fin d’études ? Le marché des énergies renouvelables au Maghreb. Qui offre de très fortes perspectives pour les entreprises françaises ! Objectifs du Maroc : développer plus de 15% de l’énergie dans ce domaine. La Tunisie a déjà des partenariats avec des groupes français pour l’éolien et le photovoltaïque. Suite à mon travail, mon responsable pédagogique envisage de créer à Tanger une formation sur les énergies renouvelables… Découvrir une autre culture : l’autre rive de la Méditerranée, c’était ce que je voulais. Me constituer un carnet d’adresses professionnel aussi, en France mais aussi en Algérie, au Maroc, en Tunisie. L’accueil de l’équipe Averroès : très chaleureux, accueilli à la gare, accompagné à ma chambre universitaire, tout est pris en charge, restauration, transports publics : rien à faire, sauf se consacrer à ses études !
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Amel Farhat, 25 ans Photo DR
Point de départ : Sousse (Tunisie)
Master 2 en actuariat / finances
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« Un autre monde »
Sur le départ, au milieu des bagages et des papiers : ça y est, ça se termine… Venir en France, voir de plus près ce pays qu’on ne connaît que par la télé, découvrir l’Europe, rencontrer des gens nouveaux : cette expérience, il me fallait la vivre. C’est la première fois que je me retrouve responsable de moi-même. En Tunisie, j’habitais à 5 mn de l’université. Me voici loin de tout ça : seule et loin des parents, dans un autre pays, dans un autre monde. Ça apprend pas mal de choses… être ouvert aux gens, être plus sociable, rencontrer, discuter, découvrir, ne pas arrêter de découvrir : ça, c’est une chance. Qu’est-ce que j’aimerais ajouter ? Une dédicace à tous mes amis ! Juste que c’était une belle expérience, belle et enrichissante, que je ne regretterai jamais.
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Mejdi Derbel, 22 ans Photo DR
Point de départ : Sfax (Tunisie)
3e année de licence en informatique industrielle.
Projet de fin d’études :
réaliser un site web pour l’Université Montpellier 1.
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« Découvrir cette France dont on parle tant »
L’expérience Averroès, des amis l’avaient vécu au 1er semestre : ils m’ont beaucoup parlé de l’UM2, de l’organisation, des méthodes pédagogiques : un bon niveau d’enseignement, beaucoup de rigueur…
Je suis aussi parti pour voir l’ambiance ! Vivre pleinement l’expérience, découvrir cette France dont on parle tant en Tunisie. Une expérience qui va enrichir énormément mon CV : quand je rentrerai en Tunisie, ça va augmenter mes chances de trouver un travail, mais aussi de décrocher un Master : c’est sur dossier.
Bilan ? Cool, impec ! J’ai rencontré des gens, lié de nouvelles connaissances, terminé mon travail dans les temps, et je pense que mon responsable est content de moi. Heureux.
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Lucie Lecherbonnier, 25 ans Photo DR
Point de départ : Montpellier
Doctorat en ethnologie
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« Cet autre regard… »
L’émergence du couple : c’est le sujet de ma thèse. Le titre ? « Nouvelles formes de conjugalité en Algérie ». En Algérie, le mariage d’amour est un phénomène récent : jusqu’ici, un mariage c’était surtout l’union de deux familles…
Trouver un financement en ethno ? C’est exceptionnel ! Jusque-là je me préparais à devoir trouver un boulot de caissière pour financer ma thèse. Le programme Averroès est arrivé juste à temps. Avoir une bourse, c’est vital. Ça donne le temps, sans quoi rien n’est possible : tout se joue sur la fréquence des rapports avec les gens. Les moments vécus ensemble, le partage : c’est comme ça que s’installe la confiance. Hébergée chez l’habitant, je me fais toute petite. Les échanges se nouent en faisant la cuisine, en lavant la vaisselle. Pas de sciences humaines sans patience !
Ces échanges sont très importants pour les deux côtés de la Méditerranée. Les algériens, qui sont en demande de rencontres, qui souffrent de l’image de leur pays, sont très valorisés de voir qu’il existe en France cet élan vers eux, cet autre regard, cette curiosité réciproque. Averroès peut changer beaucoup de choses entre la France et l’Algérie ! Surtout s’il rencontre le même succès qu’Erasmus.
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Photo DR
Philippe Bournot,
enseignant-chercheur
en mécanique des fluides
Point de départ : Marseille
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« Arroser en utilisant l’énergie du soleil »
L’eau ? Un problème planétaire. Entre France et Tunisie, nos étudiants travaillent sur la mise au point d’une pompe à eau fonctionnant à l’énergie solaire. Les jours de soleil, la pompe remplit le réservoir. Les jours de pluie, c’est inutile… Une solution concrète qui fait intervenir ingénieurs agronomes, étudiants en Masters d’énergétique et de mécanique des fluides, la Faculté des sciences de Monastir, l’institut agronomique de Sousse, l’écoles d’ingénieurs de Monastir et de Sousse. Autant de partenaires qui ont plus de contacts avec nous… qu’entre eux !
C’est souvent le cas : on développe des réseaux bien loin, et peu avec ses voisins. Nous créons un réseau semblable à Marseille :
D’une rive à l’autre de la Méditerranée, nos projets se nourrissent en parallèle de leurs idées, de leurs avancées, de leurs découvertes respectives. Les entreprises françaises s’installent en Tunisie : elles ont besoin de compétences sur place. Il faut former ces compétences, mettre en place des réseaux pour harmoniser nos modules de formation, les rendre identiques d’un établissement à l’autre.
Aider à la création d’un réseau intra-tunisien, avec la perspective d’étendre à tout le Maghreb et au-delà, à la sphère francophone : c’est notre objectif. Notre réseau est déjà actif dans la région du centre de la Tunisie. Averroès donne plus de temps et de moyens pour se rencontrer, mutualiser les idées, faire germer d’autres projets, tisser des liens différents. Beaucoup d’idées viennent du Sud !
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